Dimanche 9 février, je publiais ici deux photos prises lors d'une balade en ville. L'une des deux représentait une flaque d'eau et le reflet d'un immeuble.
Je suis retombée il y a un peu sur une photo que j'ai prise devant une mosquée d'Istanbul et la similitude de composition entre les deux m'a frappée. Si le lieu, le sujet ne sont pas les mêmes, si le point commun premier est le fait d'avoir photographié le sol, les lignes de force, la répartition des masses sont les mêmes de façon troublante, comme si un modèle inconscient s'imposait à mon esprit et à mon regard : une ligne verticale à droite (le rebord du mur, l'arrête de l'immeuble), un espace horizontal en bas (les marches blanches, le bitume gris), une masse sur la gauche (des pigeons, le contour de la flaque). C'est très troublant et je ne sais pas si je dois me détacher de cette composition récurrente insoupçonnée (fais-je toujours la même chose ?) ou si, au contraire, maintenant que j'en ai conscience, elle peut devenir le motif d'une série, d'une quête réfléchies et assumées. A voir.
Quoi qu'il en soit, des trottoirs aixois aux marches turques, il n'y a qu'un regard.
Même avec l'arrivée d'internet, j'ai gardé l'habitude de choisir de nouveaux disques en faisant confiance au hasard. Dans les rayons des disquaires, je me laisse ainsi tenter par la pochette de disque : la photo, le graphisme, le nom du titre et/ou de l'album sont autant d'éléments complètement subjectifs qui font que je vais choisir ou non d'écouter voire d'acheter un CD. Les bornes de libre écoute facilitent ces choix impulsifs, mais il m'est arrivé d'acheter un album, de l'aimer et 14 ans après de continuer à l'écouter et à l'apprécier (Rabbit Songs de Hem), sans pourtant avoir eu l'opportunité d'entendre ce qu'il donnait avant l'achat. Juste parce qu'il y avait une histoire de lapins (j'ai d'ailleurs écrit un article au sujet d'albums avec des lapins pour les Fauteuses). Cette habitude, je l'ai sûrement prise quand, adolescente, je compulsais le rayon Disques de la médiathèque de ma ville : la passion pour la musique qui m'habitait alors - comme un besoin, une faim insatiable - et le manque d'argent faisaient que c'était là le seul moyen de calmer mes fringales. Ça ne coûtait rien : si le choix était mauvais, il suffisait de rapporter le disque. C'est comme ça que j'ai pu écouter tout un tas de grands albums (ceux des Cure par exemple), mais également faire des découvertes complètement inattendues comme l'album Scarlet and other stories d'All about Eve, dont la pochette poétique et mystérieuse avait parlé à ma petite âme romanesque et gothique.
Plus récemment, c'est ainsi que j'ai découvert deux autres albums avec des lapins, l'un avec un son grunge 90's (Everything is, de Nine Black Alps) et un autre qui n'apparaît pas dans mon article pour les Fauteuses car je ne me souvenais alors ni du nom ni de l'artiste. Il s'agit de Fauve avec un album au titre éponyme. Pas Fauve le groupe dont on entend parler partout (que je n'aime pas d'ailleurs)(j'ai l'impression d'écouter Norman de Norman fait des vidéos dans un projet musical)(même si lui je l'aime bien), non. Un Fauve plus ancien, alias Nicolas Julliard. Un disque aux harmonies étranges, bande originale d'un film imaginaire, inégal, pas toujours emballant mais avec quelques morceaux qui valent l'écoute. Ça, c'est pour les découvertes en médiathèque.
Pour les découvertes chez les disquaires, le plus récent, dont l'écoute attentive, répétitive et obsessionnelle n'est pas encore terminée, est l'album Until the colours run de Lanterns on the lake, un groupe anglais. Pas de lapins ici, mais des morceaux absolument saisissants, d'une grande beauté.
Ce qui m'a séduite, car j'ai pu l'écouter avant de l'acheter, ce sont les guitares saturées du premier morceau, leur côté post-rock à la Mogwai. Un album parfait quel que soit le moment de la journée : réveiller le matin, accompagner le travail l'après-midi, traîner le week-end, réchauffer le soir qui tombe.
Mais cette habitude de hasard, je la conserve aussi sur Internet. J'ai un abonnement Deezer, et si souvent je cherche des choses précises - conseillée par un article, un ami, un lien web - il arrive parfois que je clique par curiosité sur des noms inconnus. Ainsi de Kevin Merby, dont la pochette de l'album parle à mes envies actuelles d'ermitage en campagne.
Si les morceaux ne m'ont pas accrochée, ils m'ont conduit vers un autre album, celui de Carmen Villain, Sleeper. La photo de la chanteuse (qui n'est pas celle de l'album) m'a interpellée : sa lumière était la lumière contenue, retenue sur la pochette de Kevin Merby, celle, du moins, que j'imaginais.
L'écoute, elle, fut concluante : j'aime ce rock traînant, un peu paresseux et pas net, brouillon, maladif. La découverte est toute toute nouvelle et il faut encore j'apprivoise l'ensemble.
Car hasards musicaux ou choix délibérés, écouter un nouveau disque me fait toujours l'effet d'apprivoiser un animal sauvage.
A Paris, c'est comme à Lyon : je marche. Fin décembre, entre deux jours de pluie, nous avons eu la chance d'une journée ensoleillée et pas trop froide qui fut l'occasion d'une longue balade en partant de Montorgueil : Châtelet, Quartier Latin, Bastille, Marais. Avec les souvenirs des concours ("C'est là qu'on a passé nos oraux"), les traces de l'Histoire, les endroits préférés. Le jardin du Luxembourg, qui lors d'un mois de juin avait été mon cabinet de lecture pour les Mémoires d'une jeune fille rangée de Beauvoir et La Suite du Roman de Merlin, en attendant JM qui se faisait cuisiner à l'oral du CAPES, n'a fait l'objet que d'une courte halte : l'hiver l'avait privé de son charme. La statue de l'acteur grec a cependant retenu mon objectif dans son contre-jour et ses contrastes, encore, de bleu et de noir. Il est de dos, face à l'infini ouvert, récitant aux oiseaux. Et transfigure la lumière.
Encore une photo aux couleurs sales, avec ce bleu d'entre-deux, d'entre les bleus, d'entre les noirs, d'entre les gris. J'ai tellement associé cette couleur à cette photo et au café parisien où elle a été prise que j'ai pensé qu'on retrouvait le bleu dans le nom de celui-ci. Mais non, c'était "Aux Cadrans", en face de la gare de Lyon. Un café pour attendre au chaud (la touche de rouge) quand il fait froid et gris dehors (les bleus).
J'avais oublié cette photo. Pourtant, elle n'est pas très vieille. Comme celle du forain, elle a été prise en octobre 2013 à Lyon. Car après avoir acclamé mon amie à sa remise de prix, nous sommes rentrés chez elle où l'attendait sa toute petit fille d'un mois. Voilà pourquoi j'avais mon appareil photo : je lui avais promis des clichés d'elle et de sa fille. J'en ai fait plusieurs, mais celui-ci, je l'avais oublié. Jusqu'à ce que je le voie sur sa page Facebook. J'ai alors pensé que c'était une belle photo et j'allais lui demander qui l'avait prise, quand je me suis souvenue que c'était moi… Ce genre de composition est assez récurrente dans mes photographies et, somme toute, plutôt classique en photographie tout court : le gros plan sur les mains, les échos et les liens qu'elles tissent entre elles, je pourrais en faire toute une série tant j'en ai. Celles-ci sont toutes simples et émouvantes, sereines. L'enfant est près de sa mère, la mère apaisée par l'enfant, l'une et l'autre s'invitent et s'accueillent.
Je ne sais plus si le soir tombait ou si le jour allait se lever. Dans la fenêtre de la cuisine, comme projetés sur l'immeuble d'en face, se reflètent et se mêlent lampadaire et pinces en linge. Tout est en suspens : le jour et la nuit, l'intérieur et l'extérieur, la lumière et l'obscurité. J'ai longtemps fait uniquement des photographies en noir et blanc, je ne suis pas très douée pour saisir les lumières éclatantes et les couleurs frappantes, mais j'aime conserver les couleurs sales, entre chien et loup, les couleurs sans lumières, éteintes, passées, comme une longue mélancolie qui n'en finit pas.
J'inaugure une nouvelle forme de publications : une semaine de photographies (hors week-end). Chaque jour, une nouvelle photo puisée dans les miennes. Pour cette semaine, ce sera l'occasion d'extraire des clichés pris et oubliés, dans les rares moments où j'ai eu le temps, le réflexe, l'opportunité de prendre mon appareil.
Cette photo a été prise à Lyon en octobre dernier. Je me rendais à l'Hôtel de Ville pour assister à la remise de prix d'une amie. J'avais eu envie de marcher ce matin-là, comme souvent lorsque j'ai le bonheur d'être à Lyon. J'étais donc partie de la gare de la Part-Dieu, avec mon barda et le dernier album de Piers Faccini dans les oreilles, quand je suis arrivée sur une place où se montait un manège. Le temps était gris, mais la silhouette du forain avec son pull rayé se détachait dans le ciel. Les conditions n'étaient pas extraordinaires, mais j'ai quand même voulu essayer de faire quelques clichés. En voici un, de qualité médiocre, mais j'aime l'attitude du forain, marin en haut de son mât, qui a repéré le manège de la passante en bas avec son appareil photo et en profite pour poser un peu.
Trêve, enfin, dans les jours de pluie. Et les balades urbaines qui reprennent avec JM. Moments à muser, amusés de se laisser mener par nos jambes dans une ville, amusés de la surprendre encore, parfois, si peu, inconnue.
Malheureusement le rendu des cours rend moins bien ici que sur mes fichiers.
Et dès demain, retrouvez toute une semaine de photos sur le blog !
Voici deux photographes que j'ai découverts hier quasiment simultanément sur les réseaux sociaux : un photographe japonais, Satoki Nagata, et une photographe russe, Elena Shumilova. Tout les oppose : à Nagata, le noir et blanc électrique, les inconnus dans la ville, le mouvement ; à Shumilova, les couleurs douces, les visages familiers, le calme.
Le Japonais éclaire les passants par derrière, dans la nuit, ce qui donne cet effet irréel - "ce fut comme une apparition". Ses séries "Lights", à Chicago et à Paris, jouent avec le fantastique, cette incursion soudaine d'on ne sait pas trop quoi dans la réalité. J'aime le jeu des superpositions, les hasards maîtrisés lumineux, l'instant volé, la silhouette saisie, presque extraite de son milieu, suspendue.
La lumière est également au coeur de la série de la Russe : une lumière étonnamment (sur)naturelle. J'aime ces compositions belles de simplicité comme des publicités Herta (mais si, le petit garçon qui construit un moulin dans l'eau et qui rentre chez lui manger du jambon !), l'utilisation des éléments naturels (les reflets dans l'eau, la neige, la brume), une histoire qui se raconte et qui n'en finit pas de recommencer.
Au-delà des figures présentes sur ces photographies, c'est le cadre qui me touche : la ville et la campagne, chacune avec leurs hasards et leurs répétitions. Et je me dis que ça fait bien longtemps que je n'ai pas fait de photos dans la campagne et dans la neige.
Les souhaits pour l'année 2014 d'abord. Que cette année à venir soit créative, curieuse, pleine de joie et d'entrain.
2013 fut une belle année pour moi, j'ai accompli un gros gros morceau de ma vie professionnelle, arrivant au bout d'un travail de longue haleine. Mon précieux amoureux a été là quoi qu'il arrive et chaque jour a confirmé l'amour qui nous unit. De merveilleux bébés sont nés autour de moi, dans mes cercles d'amis les plus proches. J'ai cousu cousu cousu même si je n'ai rien fait pendant une très longue période. J'ai aimé écouter JL Murat, Godspeed you! black emperor, découvrir Mogwai et Agnes Obel, voir enfin Billy Corgan sur scène. J'ai découvert l'Italie grâce à Rome, sa canicule, les pieds en feu, l'art partout, la burrata. J'ai l'impression d'avoir peu lu mais j'ai été émue par Je n'emporte rien du monde de Clémence Boulouque et par Les gens heureux n'ont pas d'histoire, joli projet intimiste d'Eloïse Lièvre ; j'ai relu avec un bonheur infini Le Rouge et le Noir de Stendhal. Mais 2013, c'est aussi les turbulences traversées par certains de mes proches tout proches et ce sentiment d'impuissance face à eux.
Ce petit blog a eu un an le 29 décembre et j'en ai 31 il y a quelques jours. Les jours passent. J'ai finalement peu publié mais plutôt que de fermer cet espace pour en ouvrir un autre, j'ai préféré changer les couleurs, le titre et le contenu suivra. Il ne sera plus exclusivement question de couture, de lecture et de photos, mais d'un peu de tout ça et d'autres choses encore. Un peu comme me l'avait fait remarquer un ami un jour. Plutôt que de fermer, je vais ouvrir. Resserrer sur l'alter ego que je me suis créé (Luise Y.) qui ouvre à toutes les possibilités, qui est l'espace même des possibles, le monde parallèle à côté du monde officiel.
Après cinq ans de tension, d'investissement, j'ai envie de choses plus légères, plus inconséquentes (même si je me lance dans un concours qui va me demander beaucoup de temps et d'énergie, mais je le prends comme un pari fou, presque un jeu). Une année en suspens avec simplement le plaisir d'avancer chaque jour. Me remettre plus régulièrement à la photo, à l'écriture. Bricoler, observer, recueillir. Saisir.
(La photo d'illustration fait partie d'une série que j'ai réalisée lors d'une séance de photos de mode par ami photographe. Je ferai un article à ce sujet très prochainement !).
Ce fut une première pour moi et j'ai attendu cet événement pendant plusieurs mois avec impatience. Le salon Créations et Savoir-faire est en effet un incontournable du loisir créatif et c'est l'occasion de pouvoir découvrir le stand de boutiques et de créateurs qu'on fréquente habituellement en ligne.
J'y suis donc allée le jeudi entre midi et deux et j'y ai retrouvé Uphaia le temps d'un sandwich (hors de prix et tout petit ceci dit en passant - j'aurais dû faire comme ma camarade et apporter mon propre pique-nique). Un monde fou ! et la première chose qu'Upahia m'a dite s'est révélée vraie : "Tu verras, le jeudi c'est le jour des vieilles dames". Toutefois, si le public est quasi exclusivement féminin, c'est toujours sympathique de voir qu'un tel salon réunit quand même beaucoup de générations et fait venir les gens d'assez loin : dans le train qui me ramenait quelques jours après dans mon Sud, j'ai croisé d'autres visiteuses de ce salon. Et l'une de mes premières pensées a été de vouloir revenir l'année prochaine avec ma mère et mes soeurs.
Mais quand même, il y avait VRAIMENT beaucoup de monde. Pas toujours évident de jouer des coudes devant les stands, de prendre son temps et de profiter vraiment. Bien heureusement, la boutique que je voulais voir à tout prix était bien placée : Deer and Doe se trouvait en effet juste à l'entrée et avait un espace bien dégagé devant son stand. Je n'ai acheté que deux choses, deux patrons, et ce fut là : la robe Réglisse et le tout nouveau short Châtaigne. Eléonore la créatrice est vraiment adorable et on sent qu'elle est passionnée par ce qu'elle fait !
Ce n'est pas faute pourtant d'avoir hésité sur des tissus (le beau voilage crème des Trouvailles d'Amandine qui a servi à la version "robe de mariée" de la robe Réglisse) et le livre Make my party de Lisa Gachet, la fille derrière Make my limonade. D'ailleurs, pendant que je le feuilletais, j'ai entendu une voix me dire bonjour, j'ai levé la tête et répondu machinalement pensant que c'était une vendeuse, et là j'ai eu un moment de perplexité car j'avais en face de moi Lisa Gachet, qui était là en dédicace. J'étais stupéfaite comme si les filles sur la toile et les blogs ne pouvaient exister réellement dans la vraie réalité !
En dépit du monde, c'est un salon très inspirant : l'allée de l'inspiration où les créateurs se sont associés pour créer des vitrines sur le thème des contes de fée, le stand Marie-Claire sur le thème de Noël, le loft en ébullition qui recréait un intérieur et la profusion des stands en tous genres rendaient compte de la variété des loisirs créatifs. De la couture au point de croix, du scrap à la pâtisserie, du tricot à la déco intérieure, il y en avait pour tous les goûts ! Et j'ai déjà bien envie d'y retourner l'année prochaine !
Voilà plusieurs mois que je n'étais pas venue par ici... Plusieurs mois sans couture également tant j'ai été prise par des occupations professionnelles de la plus grande importance et qui commencent (enfin !) à toucher à leur fin.
Noël approchant, et mon temps libre avec, j'ai repris hier le chemin de la machine à coudre pour réaliser le cadeau de Noël d'une de mes nièces, celle-là même à qui j'avais confectionné l'année dernière des vêtements pour sa poupée. Cette année, je vois les choses en grand ! C'est un déguisement de princesse que je lui réalise. Les tissus viennent de ma réserve : le violet de ma jupe-cercle, un rose satiné et le tulle crème acheté à la Plaine.
Pour le patron, j'ai utilisé le bustier de la robe de princesse de Petit Karel et la jupe est un grand grand rectangle froncé. J'ai bien avancé hier soir : bustier terminé, jupe froncé ; il ne reste plus qu'à fixer l'un à l'autre. Dans mes balbutiements de reprise, j'ai voulu aller trop vite : j'ai déjà fixé la fermeture éclair et du coup, ce sera moins facile pour coudre le bustier et la jupe ensemble... Tant pis !
Le résultat final, avec le tulle, les mancherons et les petits détails, très vite !
Et une nouvelle robe ! Tout est part du tissu vert. J'avais eu un coup de coeur pour la couleur de ce jersey lors de ma première descente à la Plaine. Je n'en avais pris qu'un mètre, pensant m'en faire un haut. Arrivée chez moi, j'avais déchanté : je lui trouvais un côté trop "justaucorps" ou maillot de bain et tous mes beaux projets s'envolèrent... Ce ne fut qu'après avoir réalisé ma robe rouge que je me dis que ce tissu pourrait être pas mal pour une jupe sur le modèle de celle de la robe. Et puis quant à y être autant faire une robe !
Comme je n'avais pas assez de tissu vert, j'ai donc utilisé le noir acheté également à la Plaine. Et dans ma frénésie créatrice, j'ai choisi d'ajouter le biais vieux rose acheté pour rien du tout (2€ les 5 mètres) sur une boutique Ebay, véritable caverne d'Ali Baba. Et à y être, j'ai fait la ceinture avec le tissu noir et le plumetis de la Plaine.
Ce que j'ai aimé : la conception de la robe. J'ai fait beaucoup de tests comme ajouter des manches volantées en plumetis ou un bout de plumetis au niveau du corsage. J'y ai passé plusieurs jours, mais j'ai pris mon temps (surtout parce que je n'en avais pas beaucoup à consacrer à la couture !). Et ce n'est pas plus mal, ça m'évite d'aller trop vite, même si c'est pour passer l'heure de couture à découdre toute la fermeture éclair...
Ce qui a été plus difficile : encore une fois, la fermeture éclair que j'avais en plus choisie trop longue. Je m'y suis reprise à deux fois pour la poser et ça en valait la peine ! Coudre le jersey n'a pas été non plus une partie de plaisir... Reprendre le corsage également : mon patron était trop grand, j'aurais dû faire des pinces, je me suis contentée de raccourcir les bretelles...
Elle a ses défauts, comme toutes mes autres réalisations, mais je l'aime bien !
Il y a quelques samedis, je suis enfin retournée à Marseille pour refaire un stock de tissus (même si je n'avais pas encore utilisé tous ceux achetés la dernière fois !). Cette fois-ci, pas de vent fou furieux qui refroidit tout, mais du soleil et de la douceur. Et donc beaucoup de monde ! Toutefois, si on est habitué à faire de vrais gros marchés (je pense à celui d'Arles, un samedi, aux beaux jours), la foule ne paraît pas si extraordinaire. La vraie difficulté est d'arriver à se repérer pour ne pas manquer un marchand. Il y en a un d'ailleurs que je n'ai pas réussi à retrouver, ce qui est dommage car c'est là que j'avais trouvé le tissu de ma robe rouge.
J'y ai donc passé une heure et j'ai trouvé pas mal de choses !
- Un voile noir plumetis
- Du jersey gris perle
- Du polyester satiné rose saumon
- Un voile plumetis bleu et blanc
- Un tissu à pois bleu et blanc
- Un tissu fleuri
- Et surtout : du tulle crème tout souple à 1€/m !
Et cette fois, je n'ai pas oublié de passer par le marchand de mercerie pour lui prendre du fil noir (on n'en a jamais assez !) et des paillettes dorées. Pas de chutes de cuir cette fois-ci. Partie remise !
Enfin ! Du temps, du beau temps et l'oeil de mon frère pour réaliser de jolies photos de cette robe réalisée il y a quasiment deux mois !
J'ai fait le patron à partir d'une robe que j'ai déjà et dont j'aime beaucoup la coupe : j'ai toutefois ajouté une bande de tissu pour faire une ceinture afin d'allonger un peu le buste. La fermeture éclair censée être invisible n'est pas bien posée, mais ce n'est finalement pas très gênant. Le tissu tombe vraiment bien : il faut partie de ceux que j'avais acheté à la Plaine à 2€ le mètre. Le dos est toutefois un peu juste : j'ai du mal à fermer seule la fermeture éclair et ça me sert un peu. Du coup, le corsage n'est pas très flatteur pour la poitrine (il aurait fallu que je coupe un peu plus grand puis que je fasse des pinces), mais ce n'est pas grave, c'est une robe que j'aime beaucoup porter ! Il m'a fallu une journée pour la réaliser !
Ce que j'ai trouvé facile : réaliser le patron d'après la robe existante, faire la parementure du col, assembler les pièces, poser le biais.
Là où j'ai galéré : comme toujours, lorsqu'il a fallu poser la fermeture éclair ! Et faire l'ourlet également : je crois que je vais investir dans un pied pour ourler roulotté... Faut juste que j'arrive à en trouver un adapté à ma machine (Singer Smart II) : si vous avez des adresses, je prends !
Je dépense rarement beaucoup d'argent pour un vêtement ou une paire de chaussures. Je crains toujours que la pièce s'abîme, ne m'aille plus, ne me plaise plus et je n'ai jamais osé franchir le pas de l'investissement (excepté pour les sacs, mais là, c'est l'amour du cuir qui parle !). Toutefois, depuis quelques temps, je croise des créateurs qui me donnent envie d'investir dans des pièces qui sont bien au-delà de ce que je dépense d'habitude tout en restant raisonnables. Voici mes coups de coeur, tous Made in France !
Voilà bien longtemps que je n'avais rien publié ! Il faut dire que ces derniers temps je n'ai pas touché à ma machine... Je suis bien trop occupée par mon travail, mais j'espère pouvoir y revenir très vite, même pour un tout petit projet. Il reste toujours la dernière (et première !) robe que j'ai cousue et dont je n'ai publié ni photo ni commentaires ! Mais je n'arrive pas à trouver le temps (y compris météorologique !) pour faire des photos convenables. En tout cas, elle tient bien la route : je l'ai déjà portée souvent et elle ne bouge pas ! Espérons qu'elle passe le test du lavage sans encombres.
Pour me remettre en jambes bloguesques, un petit "j'aime" !
J'aime qu'une de mes meilleures amies, la plus proche même, soit enceinte ! Je suis tellement heureuse pour elle, tellement curieuse aussi de la découvrir dans ce nouveau "rôle", elle que je connais depuis presque 10 ans ! J'ai déjà plein d'idées pour le trousseau de cette future merveille qui, je l'apprends juste aujourd'hui, est une fille. Et ça me donne plein d'excuses pour retrouver ma machine !
J'aime avoir passé quelques jours dans le Vercors, au calme, dans le vert et l'air pur (à ma gaver de Saint-Genix, de saucisson et de noix).
J'aime le dernier album de Jean-Louis Murat, Toboggan. La voix sensuelle, les textes à la fois très prosaïques et très poétiques. Un album que j'ai adopté dès la première écoute et dont je ne me lasse pas !
J'aime cette année qui s'écoule au travail, où en dépit des difficultés je me suis sentie intégrée et considérée grâce à mes nouveaux collègues. Enfin, en quatre ans !
J'aime avoir l'impression de travailler alors qu'en fait je regarde une série TV. Merci Borgia ! Et merci à my love pour m'avoir offert la saison 1. (Ça me donne bien envie d'essayer de me coudre une robe "Renaissance" un de ces jours...).
Il y a quelques temps, j'ai participé à un swap lecture sur un forum auquel on devait joindre, en plus des livres, un truc à manger (désolée, c'est moche comme formulation mais je n'aime ni "gourmandise" ni "douceur" que je trouve cul-cul)(je sais c'est con) et un cadeau en lien avec la lecture. J'ai ainsi choisi de réaliser moi-même des petits sachets de thé et un marque-page !
Les sachets de thé
Je me suis inspirée du blog Ça bouffe un doberman et j'ai réalisé six sachets, deux par thé différent. Le tout emballé dans du papier à patron avec des petites étiquettes découpées dans des cartes My Little Box.
Le marque-page
J'ai utilisé les chutes de cuir et de tissu dont je m'étais servi pour sac "Triangle" et j'ai thermocollé une étiquette que j'ai eue là encore dans My Little Box.